# PHQ4 – Là où dialoguent les cultures

4e-edition-photoquai-L-6ymbqHC’est à l’initiative du musée du Quai Branly que l’on doit cette biennale photo qui en est à sa 4e édition. Créée en 2007, cette exposition à ciel ouvert est devenue l’un des rendez-vous incontournables de la capitale. Intégralement dédiée à la photographie contemporaine non occidentale, Photoquai présente les œuvres de 40 photographes du monde entier (hors Europe, donc) provenant des grandes zones géographiques représentées au sein des collections du musée. Cette année c’est au tour de Frank Kalero (artiste espagnol, fondateur de plusieurs revues et directeur artistique de festivals) de s’y coller et de nous présenter une belle et riche compilation d’images du monde des cultures qui nous entoure, vu à travers l’oeil de photographes contemporains. Tous les clichés exposés ont à voir avec la figure humaine : paysages, objets, mode ou architecture y apparaissent comme des éléments d’accompagnement de l’être humain…
Beau programme en perspective !

Le catalogue présente le parcours des expositions, qui se déroulent sur les quais de la Seine longeant le musée du quai Branly et dans une dizaine d’institutions partenaires de la manifestation, du 17 septembre au 17 novembre 2013.

 

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# Une Petite Ceinture champêtre

Gare CVIl y a quelques jours, alors que le soleil brillait encore haut et fort sur Paris, je me suis rendu sur une petite portion de la Petite Ceinture, ouverte depuis peu au public. Nouvellement aménagée, donc, une balade de 1,3 km située dans le 15e arrondissement (entre la rue Saint-Charles et la rue Olivier de Serres), offre ainsi aux curieux, une vision un peu différente de la capitale. Une végétation multicolore y a colonisé les talus, les rails et autre ballast apportant une touche de nature originale et des plus agréables au milieu des immeubles anciens et modernes environnants… Gageons que le prolongement de cet endroit, d’ici quelques jours, augmentera le plaisir de venir fouler cet espace bucolique dédié à la flânerie !

  

# Les Césars 2013 de l’intérieur !

Ouverture des Césars 2013

Ce vendredi soir, il fallait affronter un véritable froid sibérien pour se rendre au Théatre du Châtelet et assister à la 38e Cérémonie des Césars (j’avais un piston pour pouvoir y être). En plus, ce cru 2013 ne m’aura pas laissé un souvenir impérissable, au vue de la faible qualité des invités, toute catégorie confondue ! Bon d’accord, la star américaine Kevin Costner à effacé la faiblesse du casting de cette année. Djamel Debbouze, nommé Président pour l’occasion (« Ah bon ? Tiens… pourquoi pas ? ») commence son show habituel, le temps d’annoncer officiellement l’ouverture de la cérémonie (et qui, je trouve, ne sied pas forcément à cette sacro-sainte institution annuelle, mais ce n’est que mon opinion)… Antoine de Caunes lui emboîte le pas et c’est parti pour 3 heures de spectacle sans grandes surprises et avec elles, le défilé des plus ou moins stars invitées, interprétant leur partition bien huilée et tout cela, dans le décor immuable du Châtelet !

De mon côté, je parcours les étages, couloirs et autre backstage, à la recherche de quelques clichés intéressants à prendre. Je choisis de programmer ma sensibilité à 1600 iso (et cela s’en ressentira sur certaines photos avec pas mal de bruit), une priorité ouverture à f:2,8 et une préférence pour le N&B qui devrait le mieux s’approprier au reportage… Dans les coulisses, cela s’agite dans tous les sens. Les talkies-walkies crépitent, les casques fredonnent leurs directives, les portables balancent les dernières infos, les feuilles des plannings volent d’une page à l’autre, les micros cherchent leurs proies à interviewer… Bref ce soir, tous ces professionnels enfiévrés ne doivent pas se louper !

Le champagne coule à flot et les coupes passent de mains en mains accompagnées de quelques petits fours de bonne tenue. La châleur monte dans l’air et les esprits mais l’ambiance reste des plus convenable et sympathique. Chacun se congratulant, se racontant les dernières nouvelles, prenant déjà rendez-vous pour la suite de la soirée au Fouquet’s, s’examinant les tenues vestimentaires hyper étudiées pour l’occasion. Il est alors plutôt amusant d’observer tout ce petit monde d’un autre… monde, assis là, sur un coin de dossier de canapé, judicieusement installé par le plateau d’RTL ! Mais je n’ose finalement pas trop importuner tout cela avec mes photos et me contente de quelques prises ici et là. J’ai particulièrement aimé le graveur, assis tranquillement à son établi et attendant qu’on lui apporte un César pour y apposer le nom de l’heureux(se) élu(e). Il s’appelle Hervé Deschamps et effectue cette fabuleuse tâche depuis une vingtaine d’année.

La soirée touche à son terme, le palmarès 2013 a l’air de satisfaire tout le monde…
De mon côté, les jambes commencent à fatiguer et la tête ne sait plus trop ou en donner. Il est temps de regagner le vestiaire qui est pris d’assaut par la foule. Je retourne alors en salle pour deux ou trois ultimes clichés et garder, ainsi, un peu de chaleur de ce magnifique théâtre, quelques minutes supplémentaires… Dehors, les bus défilent pour récupérer les artistes et les amener au pied du fameux restaurant gastronomique de l’avenue des Champs-Elysées et qui clôturera ainsi, cette 38e cérémonie des Césars…

# Paysages de brume et de glace

Je viens de découvrir le travail du photographe allemand Patrick Hübschmann. Son oeil capture avec talent la nature sous la brume et le givre. Basé à Baden-Baden, cet artiste spécialisé sur la photographie de paysages nous dévoile des images de grande qualité dans cette série « Frost ». On en aurait presque des frissons…

 

Via fubiz

# Rétrospective Joel Meyerowitz à la MEP

Joel Meyerowitz APADInspiré par Robert Frank et Eugène Atget, Joel Meyerowitz s’est imposé comme l’un des artistes de référence de la street photography durant les années 1960 et 1970. Il cible avec son objectif, la vie urbaine et les scènes du quotidien. Ami de Garry Winogrand, Lee Friedlander, Tony Ray-Jones et Diane Arbus, Joel Meyerowitz a battu le pavé de New York et de Paris, à l’affût de « l’instant décisif »…

La rétrospective qui s’ouvre à la Maison Européenne de la Photographie dès ce 23 janvier 2013, présente les premiers travaux de Joel Meyerowitz en noir et blanc et son travail en couleur, dont les images réalisées pendant neuf mois dans les ruines du World Trade Center à New York, après le 11 septembre 2001. Entre les années 1960 et les années 2000, l’oeuvre de Joel Meyerowitz apparaît ainsi comme le chaînon manquant qui permet de mieux comprendre le passage définitif du noir et blanc à la couleur dans l’histoire de la photographie de la deuxième moitié du 20e siècle.

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NYC, (1963) – © Joel Meyerowitz

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“Fallen Man, Paris” (1967) – © Joel Meyerowitz

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New York, Times Square (1963) – © Joel Meyerowitz

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Florida (1968) – © Joel Meyerowitz

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« Smoke in Sunlight » (2001) – © Joel Meyerowitz

Infos pratiques :

Du 23 janvier au 7 avril 2013
Maison Européenne de la Photographie

Métro Saint Paul ou Pont Marie
Ouvert tous les jours de 11h à 20h, sauf lundi
Tarif : 8€ |  4,50€ tarif réduit

Via SortiràParis