# Âmes sensibles… ne pas s’abstenir !

Zombie walk 8

Ce samedi a eu lieu la 6e édition de la Zombie Walk à Paris (mais cet événement existe aussi dans quelques villes de province), sur la toute récente « nouvelle » place de la République… Bonne initiative que d’investir cet espace dédié aux promeneurs, rollers, skaters, ou pour une pause café. Car au fil des minutes, la place voit apparaître une multitudes de jeunes gens affublés de guenilles, déguisements et grimages de circonstances. Mais le plus impressionnants, c’est le nombre de photographes qui sont présents pour l’occasion. On compte quasiment un appareil photo pour un zombie !! Hallucinant… Pas évident, alors, de shooter tranquillement. Mais cela reste une belle occasion pour tirer des portraits les plus fous et… les plus sanglants !! Car malgré tout, cela reste toujours dans un esprit bon enfant et très sympa ! Le stand maquillage se monte du côté de la fontaine et une file de vivants de tous âges commence à patienter pour passer entre les mains des experts qui leur donneront un visage… mortel !!
Bref, tout ce petit monde sera prêt pour le départ du cortège qui ira jusqu’à la place des Vosges. Une édition très réussie, cette année, qui n’aura pas été perturbé par la pluie ! 😉

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# PHQ4 – Là où dialoguent les cultures

4e-edition-photoquai-L-6ymbqHC’est à l’initiative du musée du Quai Branly que l’on doit cette biennale photo qui en est à sa 4e édition. Créée en 2007, cette exposition à ciel ouvert est devenue l’un des rendez-vous incontournables de la capitale. Intégralement dédiée à la photographie contemporaine non occidentale, Photoquai présente les œuvres de 40 photographes du monde entier (hors Europe, donc) provenant des grandes zones géographiques représentées au sein des collections du musée. Cette année c’est au tour de Frank Kalero (artiste espagnol, fondateur de plusieurs revues et directeur artistique de festivals) de s’y coller et de nous présenter une belle et riche compilation d’images du monde des cultures qui nous entoure, vu à travers l’oeil de photographes contemporains. Tous les clichés exposés ont à voir avec la figure humaine : paysages, objets, mode ou architecture y apparaissent comme des éléments d’accompagnement de l’être humain…
Beau programme en perspective !

Le catalogue présente le parcours des expositions, qui se déroulent sur les quais de la Seine longeant le musée du quai Branly et dans une dizaine d’institutions partenaires de la manifestation, du 17 septembre au 17 novembre 2013.

 

Manuel Álvarez Bravo, un photographe aux aguets (1902-2002)

Manuel Alvarez Bravo en 1980Développée durant huit décennies, l’œuvre photographique de Manuel Álvarez Bravo (Mexico, 1902-2002) constitue un jalon essentiel de la culture mexicaine du XXe siècle. À la fois étrange et fascinante, sa photographie a souvent été perçue comme le produit imaginaire d’un pays exotique, ou comme une dérive excentrique de l’avant-garde surréaliste.

L’exposition veut dépasser ces lectures. Sans nier le lien avec le surréalisme ou les clichés liés à la culture mexicaine, cette sélection de 150 images vise à mettre en lumière un ensemble spécifique de motifs iconographiques dans le travail de Manuel Álvarez Bravo : les reflets et trompe-l’oeil de la grande métropole ; les corps gisants, réduits à de simples masses ; les volumes de tissus laissant entrevoir des fragments de corps ; les décors minimalistes à l’harmonie géométrique ; les objets à signification ambiguë…

L’exposition porte un regard neuf sur l’œuvre d’Álvarez Bravo, sans la restreindre à un ensemble d’images emblématiques avec leur lecture stéréotypée et dévoile des aspects peu connus de sa photographie, d’une pertinence et d’une actualité remarquables. Sa production constitue un discours poétique à part entière, autonome et cohérent, patiemment élaboré au fil du temps.

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Or c’est justement cela, le temps, qui donne son unité au tissu imaginaire de la photographie de l’artiste. Derrière ces images aussi poétiques que troublantes, telles des hiéroglyphes, se cache une intention cinématique permettant de rendre compte de leur qualité formelle, mais aussi de leur nature séquentielle : ne pourrait-on pas voir les photographies d’Álvarez Bravo comme les images fixes d’un film ?
L’exposition évoque cette hypothèse en confrontant ses images les plus célèbres à de courts films expérimentaux des années 1960, provenant de ses archives familiales. Sont également exposées une série d’images tardives à caractère cinématique, et une sélection de tirages couleur et de Polaroïd. En partageant avec le public le processus d’expérimentation d’Álvarez Bravo, ce projet entend montrer que la qualité poétique de ses images procède d’une recherche permanente autour de la modernité et du langage.

Via Jeu de Paume

Le songe - Mexico 1933
Le songe – Mexico 1933© Manuel Alvarez Bravo

Mexique
Mexique© Paul Strand 1933

Natalia, Sieva et Trotski à Mexico en 1939
Natalia, Sieva et Trotski à Mexico en 1939© photo inédite, collection Gilles Walusinski

Eternel
Eternel© Manuel Alvarez Bravo

Stairs...
Stairs…© Manuel Alvarez Bravo


© Manuel Alvarez Bravo


© Manuel Alvarez Bravo
 
Vélo en l'air
Vélo en l’air© Manuel Alvarez Bravo

ouvrier gréviste assassiné
Ouvrier gréviste assassiné© Manuel Alvarez Bravo

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Exposition au Jeu de Paume du 16 octobre 2012 au 20 janvier 2013
1 place de la Concorde – 75001 Paris

31 minutes de béatitude…

Huîtres à Saint Paul15h07, une envie folle d’huîtres me titille les papilles… La première chose que je remarque en m’approchant (péniblement avec mes béquilles) de ce restaurant, une ardoise posée au sol et indiquant la vente de ce coquillage  succulent, en provenance de Paimpol ! Un cliché par ci, un autre par là… L’endroit est clairsemé mais plutôt accueillant. Je m’installe à la terrasse chauffée et à 15h12, je commande une assiette de 6 huîtres accompagnée d’un verre de Sauvignon. 15h16, elles arrivent belles, fraîches, éclatantes, grosses et pleines de leur eau iodée… La première est un véritable bonheur et je prends mon temps pour savourer les 5 autres, toutes aussi délectables. J’alterne une gorgée de mon petit vin blanc, un morceau de pain spécial tartiné de beurre salé (forcément) et petit à petit, une certaine béatitude descend sur moi, tranquillement, infiniment… 15h47, je pose la dernière coquille vide dans l’assiette avec le sentiment d’avoir offert à mon organisme, cette nourriture divine et essentielle qui lui fera le plus grand bien. Juste un petit café pour clore ce repas d’avant-fête, une bonne inspiration pour humer l’atmosphère calme et serein qui m’entoure et déjà, il faut penser à rentrer.
Dehors, une pluie fine commence à tomber.
Pas de doute… j’étais en Bretagne durant une trentaine de minutes !!